En toute humilité je m'efforcerai d'être aimant, véridique,
honnête et pur, de ne rien posséder dont je n'aie pas besoin,
de mériter mon salaire par mon travail, d'être perpétuellement
vigilant sur ce que je bois et je mange, de toujours être
intrépide, de respecter les autres religions autant
que la mienne et de chercher à toujours voir le bien
chez mon prochain, de suivre fidèlement le svadeshi et
d'être un frère pour tous mes frères.
DES ENJEUX ECONOMIQUES EN QUESTION
La Chine exerce une forte pression diplomatique sur son voisin indien afin que les activités de militants tibétains, notamment à New Delhi et Dharamsala, soient réprimées et ne viennent pas gêner l'organisation des Jeux olympiques. L'Inde a donc durci sa politique après des semaines de manifestations de réfugiés tibétains et de nombreuses interventions du dalaï lama. Les analystes soulignent que la position indienne s'explique surtout pas les millions de dollars d'échanges économiques qui sont en jeu entre l'Inde et la Chine.
Le ministre des Affaires étrangères Pranab Mukherjee a promis un passage "sans encombre" de la flamme aux autorités chinoises L'Inde a donc décidé de raccourcir le parcours de la flamme olympique qui doit arriver en Inde le 17 avril. Elle passera seulement par New Delhi, l'étape Bombay a été retirée de son itinéraire. De son côté, le ministère de l'Intérieur a révélé être au courant de plans de réfugiés tibétains pour perturber le passage de la torche. Il a assuré que les forces de l'ordre avaient le devoir "d'empêcher toute activité illégale qui puisse embarrasser le gouvernement indien vis-à-vis de la Chine".
Le ministre des Affaires étrangères P. Mukherjee s'est aussi adressé au Dalaï lama en début de semaine pour lui rappeler qu'il pouvait "rester en tant qu'invité de l'Inde, mais ne rien faire qui nuirait aux relations diplomatiques de l'Inde avec la Chine".
Le Dalaï lama est réfugié en Inde depuis 1959. Le chef spritituel des tibétains et le gouvernement en exil sont installés à Dharamsala, perché à 1 700 mètres, dans l'Himalaya. Plus de 100 000 réfugiés tibétains vivent en Inde mais ils ne bénéficient pas du statut international de réfugié puisque l'Inde n'a signé aucun texte de l'ONU en la matière.
ON REFUSE AUSSI DE PORTER LA FLAMME OLYMPIQUE EN INDE
Bhaichung Bhutia est le premier sportif à marquer son soutien aux tibétains en boycottant le périple symbolique de la torche olympique. Cet Indien de 31 ans, capitaine de l'équipe indienne de football, a annoncé qu'il refusait de porter la flamme olympique lors de son passage en Inde le 17 avril.
Dans une lettre adressée au comité olympique indien, il a expliqué qu'il voulait ainsi montrer son soutien au peuple du Tibet et aux réfugiés tibétains en Inde. Puis il s'est adressé à la presse et il a souligné que cette décision n'engageait que lui.
Bhaichung Bhutia est un bouddhiste originaire de la région du Sikkim, un Etat du nord est aux frontières du Népal, du Tibet et du Bhoutan qui n'a été officiellement rattaché à l'Union indienne qu'en 1975.
Si la décision de Bhaichung Bhutia est inattendue, elle ne devrait pas trop inquiéter la Chine. L'équipe de football indienne n'a pas été qualifiée pour les Jeux olympiques. Quant aux trois autres athlètes indiens qui doivent également porter la torche en Inde, ils n'ont pas suivi le boycott du capitaine. Une célèbre seconde personnalité Kiran Bedi (la première femme à être rentré dans la police en 1972) a aussi refusé, mais pour des raisons de sécurité et pour éviter de courir enfermé dans une cage, qui est le dispositif de sécurité imposé par l'équipe chinoise : "Etant une démocratie, on ne doit pas supprimer les voies démocratiques. Nous pouvons laisser les Tibétains manifester d'un côté et le relais de la flamme se dérouler d'un autre côté." Deux refus différents, mais je mets en avant celui qui correspond plus à mes idéaux. Remettre les Jeux Olympique à la Chine en l'état actuel est une belle boulette du C.I.O.
La torche olympique doit parcourir 137 000 kilomètres autour du monde et traverser 19 pays avant de revenir à Pékin le 8 août.